Lure « En devenant acteurs, les élèves prennent conscience qu’ils peuvent agir » : succès de l’option développement durable au lycée Colomb

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Article paru dans l’Est Républicain du 18 février 2026

Il est le seul dans la région. Le lycée Georges-Colomb, à Lure, propose une option écologie et éducation au développement durable. Les élèves imaginent, conçoivent et réalisent eux-mêmes leurs projets avec l’appui de leur professeur référent, Olivier Michelat.

Les élèves qui ont choisi l’option écologie et éducation au développement durable (EEDD) travaillent chaque année sur un projet. Cette année, l’eau est au cœur de leurs actions.

Depuis trois ans et de façon officielle, le lycée Georges-Colomb à Lure propose une option écologie et éducation au développement durable (EEDD), ouverte aux élèves de la seconde à la terminale, toutes filières confondues. Dispensée à raison de deux heures par semaine, cette option est basée sur le volontariat et sans bonus au baccalauréat.

Labellisé Éco-lycée et Établissement en démarche globale de développement durable (E3D) niveau expert, le lycée s’est engagé depuis longtemps dans une approche environnementale. « Je souhaitais vraiment mettre en place des actions concrètes », explique Olivier Michelat, professeur de SVT (sciences de la vie et de la terre) et référent développement durable. « Ici, les élèves imaginent, conçoivent et réalisent eux-mêmes leurs projets », ajoute-t-il. Et ce professeur, très investi dans ce domaine, a des milliers d’idées en tête. « En début d’année, les thèmes sont choisis en concertation avec les élèves. » Cette année, l’eau va être au cœur des actions.

Carrés potagers, verger pédagogique…

Parmi les nombreuses initiatives bien réelles : mise en place d’une grainothèque, collecte pour les Restos du cœur, recyclage de piles, travail sur la nutrition avec des ateliers cuisine, sur la biodiversité. Et pour enrichir leur engagement, des sorties sont organisées. Le bien-être des élèves est aussi au cœur des préoccupations. Pour les reconnecter avec la nature, des tables et des bancs ont été installés, à l’arrière du bâtiment. Dans ce même espace, un verger pédagogique a été créé. Se mêlent à cet environnement, des carrés potagers construits par les élèves de la voie professionnelle, des composteurs, récupérateurs d’eau, des ruches. En projet : un refuge à hérissons et nichoirs à chauves-souris.

Agir, même à petite échelle

Soutenu par le proviseur Fabrice Drouin, le dispositif vise aussi à lutter contre l’écoanxiété. « Quand ils sont actifs et dans le concret, c’est ce qui fonctionne le mieux », souligne Olivier Michelat. « En devenant acteurs et à travers des solutions simples et locales, les lycéens prennent conscience qu’ils peuvent agir, même à petite échelle », souligne le proviseur.

Et dans les années à venir, Olivier Michelat espère la concrétisation d’un projet très ambitieux et qui lui tient à cœur : la création d’une forêt pédagogique urbaine dans le secteur de l’écoquartier, en collaboration avec la municipalité. « On aura besoin de dons pour financer les plantations », lance le professeur. Le dossier est en cours d’élaboration et devrait se concrétiser prochainement par une convention.